Sénégal

Deuxième économie en Afrique de l’Ouest francophone, derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal reste l’un des pays les plus stables politiquement sur le continent.

Le Sénégal

Saisir les nouvelles opportunités pétrolières et investir dans des politiques de grands projets font partie des nombreuses priorités sénégalaises. Avec un PIB de 16,5 milliards USD en 2017 et une croissance annuelle établie à 7%, son plan d’émergence vise à garantir une stabilité économique durable. Bénéficiant d’un des meilleurs environnements politique et sécuritaire de la région, le Sénégal compte aujourd’hui 15 millions d’habitants, pour une superficie de 196.172 km2, avec une variété de langues nationales – Diola, Malinké, Poular, Soninké, Sérère – sans oublier bien sûr le Wolof et le Français. Ces deux dernières langues sont aussi indispensables à la gestion des affaires commerciales.

Les principaux enjeux sectoriels

  • Le Plan Sénégal Emergent
  • L’Agriculture
  • Les ressources gazières et pétrolières

Le Plan Sénégal Emergent

Après des décennies de croissance modérée, le Sénégal a adopté en 2014 un nouveau plan de développement. Visant l’émergence du Sénégal, à l’horizon 2035, sur la base d’un taux de croissance annuel de 7%, le Plan Sénégal Émergent (PSE) est donc le nouveau cadre de référence des interventions de l’Etat. Il conditionne les partenariats techniques et financiers, les partenariats public-privé, et les participations citoyennes, pour les prochaines années. A travers le PSE, le Sénégal ambitionne de consolider les instances de gouvernance démocratique, et de recentrer les priorités en vue de garantir durablement sa stabilité économique, politique et sociale. Sa réalisation repose sur un important programme d’investissements dans les secteurs porteurs sénégalais. Lesquels ? L’agriculture et l’agroalimentaire, l’habitat social, les infrastructures, l’énergie et le tourisme. Comment ? En allouant 60 % du budget de l’Etat à ces industries prioritaires et qui constituent donc des gisements de croissance pour les opérateurs économiques.

L’agriculture

Alignés sur la politique de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, dont le Sénégal est membre, les trois objectifs en matière agricole s’attachent au développement des produits stratégiques pour la souveraineté alimentaire, à la promotion d’un environnement favorable à l’agriculture, et à l’amélioration de l’accès à l’alimentation. Plus spécifiquement, l’Etat cherche à développer les filières stratégiques à même de réduire le déficit de la balance commerciale : Riz, Oignon, Arachide, Fruits et légumes, Halieutique. C’est pourquoi le Sénégal a récemment amélioré le cadre juridique et fiscal du secteur, tant pour soutenir les exportations que pour attirer de nouveaux industriels.

Objectifs d’exportation :

  • Riz : 1 600 000 tonnes
  • Oignon : 265 000 tonnes
  • Arachide : 1 000 000 de tonnes
  • Fruits et légumes : 112 000 tonnes

Ressources gazières et pétrolières

Les récentes découvertes de gisements de gaz et de pétrole, de classe mondiale, effectuées au large du Sénégal, remettent l’Afrique de l’ouest au cœur de l’industrie pétrolière. Le Sénégal pourrait ainsi rapidement devenir un nouvel acteur majeur de « l’Oil and Gaz » et ce dès 2021. Les prévisions dakaroises s’estiment à une production moyenne de 120 000 barils par jour de pétrole pour la prochaine décennie. De même, une première usine de liquéfaction de gaz naturel est en projet d’implantation, par les sociétés Kosmos et BP, sur une barge flottante à la frontière maritime sénégalo-mauritanienne. Elle pourrait débuter sa production en 2022, pour un volume de 227 milliards de m3 sur 30 ans, contribuant à hauteur de 30 milliards de dollars US au PIB de chacun des deux pays. Dans ce contexte, les investissements s’accélèrent autour de ces nouvelles ressources, pour l’heure encore en phase d’exploration.

Le gisement gazier GTA

Le gisement gazier de Grand-Tortue s’étend sous les eaux territoriales mauritaniennes, constituant l’ensemble Grand-Tortue/Ahmeyim-GTA. En vue de son développement, un accord de Coopération est conclu entre les Etats sénégalais et mauritanien en février 2018, prévoyant les modalités de partage des coûts de développement et des revenus, sans toutefois préciser, notamment, ni les conditions pour le développement du projet ni le régime juridique et fiscal adapté aux sous-traitants qui interviendront. Les réserves gazières y sont estimées à 700 milliards de m3 - le plus important gisement d’Afrique de l’Ouest - et des poches s’évaluant à 473 millions de barils de pétrole brut y ont aussi été découvertes.

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