Mines

Innovations, pression réglementaire, hausse des cours… Le secteur minier se restructure pour offrir de nouvelles perspectives en Afrique subsaharienne.

Le secteur minier en pleine restructuration

L’industrie minière est un secteur clé pour les économies des pays d’Afrique subsaharienne. Il représente à lui seul la majorité des exportations et compte pour une part importante du PIB de nos économies. La hausse mondiale des prix des matières premières, le niveau croissant des investissements et la détection de ressources encore inexploitées ouvrent ainsi de nouvelles perspectives. Ce qui n’échappe pas aux opérateurs publics, qui bouleversent la structure du marché par l’adoption de nouveau code minier.

Des ressources encore inexploitées

Innovation technologique, révolution numérique, minerais du futur… L’exploitation minière est assurément un secteur panafricain. C’est par exemple le cobalt - dont 66% des réserves mondiales se trouvent en République Démocratique du Congo. Mais c’est aussi le cas de minerais plus rares, tels que le nickel, le coltan, ou encore le lithium. Les gisements sont nombreux, et pour partie encore sous-exploités. Pourquoi ? Car les dernières évolutions technologiques permettent la détection de nouveaux sites grâce à l’utilisation de drones pour cartographier les régions. De même, la révolution numérique optimise les traitements des sols et des données géologiques. Enfin, les applications industrielles évoluent de plus en plus vite, de sorte que certaines mines, aujourd’hui inexploitées, trouveront dans un avenir proche de nouveaux marchés. Autant de prospectives technologiques qui anticipent donc la recherche des minerais de demain, et qui assurent de réelles perspectives pour le secteur minier.

De nouvelles réglementations

Dans ce contexte positif, les opérateurs publics cherchent à mieux capter la croissance du secteur, et ce afin de soutenir leurs économies nationales. En agissant à la fois sur la réglementation minière, sur la relocalisation de ses industries et sur des problématiques d’image, les Etats abordent en filigrane une restructuration du marché.

C’est par exemple pour certains pays des obligations légales de transport des mines par voies ferrées afin de relancer le fret local. C’est aussi l’augmentation substantielle des taxes et des royalties, passant de 2 à 10 % dans certaines zones. C’est encore l’impératif de transformer les produits à présent sur place pour mieux employer les populations. C’est également l’obligation de réhabiliter les sites miniers pour restaurer l’environnement dégradé. C’est donc, plus largement, l’adoption du nouveau code minier, déjà opérationnel en Afrique subsaharienne, et qui redéfinit les rapports de force entre les opérateurs publics et privés.

Le secteur voit ainsi l’apparition de véritables lobbies qui accompagnent ces restructurations réglementaires. L’objectif ? Etablir de nouvelles relations win-win : pour des Etats plus forts, pour des opérateurs privés plus agiles, et pour une RSE améliorée sur l’ensemble du secteur.

Investir dans les infrastructures

Outre ses restructurations technologiques et réglementaires, le secteur doit enfin maintenir ses investissements pour soutenir durablement sa croissance. Son principal défi étant la maîtrise de son accès à l’électricité qui compte pour une très grande partie des coûts d’expoitation des mines. Une donnée qui varie selon la façon dont les pays génèrent et répartissent leur production électrique, et selon le degré de pacification des territoires investis. D’autant plus que la demande énergétique de l’industrie minière devrait augmenter continuellement, pour atteindre 23 000 MW d’ici 2020, d’après la Banque mondiale. L’introduction de nouveaux dispositifs d’auto-approvisionnement en énergie propre et renouvelable constitue donc une solution pour les acteurs privés et une nouvelle opportunité d’investissement. C’est pourquoi les producteurs d’énergie solaire, hydraulique, thermique et éolienne comptent eux aussi sur les restructurations du secteur minier pour développer leurs propres activités.

Accompagner les restructurations minières avec PwC

Fort de sa présence historique auprès des industries minières, PwC vous accompagne dans la transition de votre secteur, et ce sur l’ensemble des problématiques financières, fiscales, juridiques, sociales et stratégiques que vous pourrez rencontrer. En déroulant une approche projet en 4 étapes, de sa phase préparatoire jusqu’à son exit, nos équipes PwC ont par exemple piloté les missions suivantes :

  • assistance Equipe Drone Power Solution sur sites miniers,
  • due diligence juridique et fiscal sur acquisition de permis de recherche et d’exploitation,
  • commissariat aux comptes ou audit financier indépendant de sociétés minières,
  • rédaction de manuel de procédures
  • installation et déploiement d’ERP. Etc..

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Jean-Jacques Mukula

Associé, PwC Congo (Dem. Rep.)

Tel : +243 8 18 38 13 66

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