République Démocratique du Congo

Avec son vaste territoire, et ses abondantes richesses naturelles et minières, la RDC pourrait devenir une locomotive de la croissance africaine.

La République Démocratique du Congo

L’adoption du nouveau code minier, la réforme des institutions ou encore la relance de l’agriculture constituent les principaux objectifs de La République Démocratique du Congo (RDC) pour les prochaines années. Avec ses 80 millions d’hectares de terres arables, la RDC est le deuxième pays de la planète au classement des terres cultivables. Premier producteur mondial de Cobalt, la RDC offre aussi des perspectives sérieuses en matière de biodiversité et de développement des réseaux hydrauliques. Représentant un quart de la population d’Afrique francophone, le pays, qui reste le plus grand de toute la sous-région, comptait 82 millions d’habitants pour un PIB de près de 44 milliards de dollars US, en 2017, d’après la Banque Africaine de Développement. Son nouveau Plan National Stratégique de Développement, pour la période 2017-2021, entend capitaliser sur ses ressources naturelles. Il ambitionne de porter le PIB par habitant à 1050 USD, et ce, principalement, par l’augmentation de la productivité de l’agriculture et par le développement de la transformation des produits sur place.

Les principaux enjeux sectoriels

  • La relance de l’agriculture
  • Le développement du secteur minier
  • La réforme du secteur public

Relance de l’Agriculture

Essentiellement tournée vers l’exportation, l'agriculture occupe plus de 70 % des actifs en RDC, mais ne contribue qu’à environ 20% du PIB. Ainsi, le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) prévoit 3 éléments-clés pour le développement du secteur et de ses industriels : la transformation de l’agriculture afin d’accroître sa productivité et son rendement ; le développement des parcs agroindustriels (PAI) et centres de développement intégré (CDI) pour attirer les capitaux dans le secteur agricole ; le développement de la transformation locale des produits agricoles afin de créer plus de valeur ajoutée. Outre le café, le bois et le caoutchouc qui représentent l’essentiel de la production du pays, le PNSD définit aussi d’autres filières stratégiques à soutenir dans le cadre de sa relance agro-industrielle :

  • les filières industrialisées (cacao, thé, café, quinquina, hévéa, sucre, huile de palme, bovin, porcin, aviculture),
  • les filières avec un fort potentiel de développement industriel (maïs, manioc, riz, soja),
  • les filières d’importance socio-économique pour les communautés (pêche, pisciculture).

Développement du secteur minier

Avec la mise en œuvre de nouveau Code Minier et de la Loi sur la sous-traitance, et ce dès 2018, le plus grand enjeu pour la RDC reste la diversification de son exploitation minière. La capacité des institutions à faire jouer au secteur minier son rôle d’accélérateur du développement est donc primordiale. C’est pourquoi, ces nouvelles réglementations auront assurément un impact sur l’avenir de l’industrie et de ses opérateurs qui contribuent déjà pour 25% au PIB de la RDC. De par la surabondance de ses ressources, le secteur minier est donc un moteur de la croissance du pays, bien que son exploitation se focalise uniquement, ou presque, sur le cuivre, le cobalt et le diamant industriel… Autre perspective d’avenir ? L’or. La RDC, qui dispose de 10 % des réserves aurifères mondiales connues, n’a pas ou peu débuté son exploitation. Un autre gisement de croissance donc, et qui pourrait développer plus encore le secteur.

Réforme du secteur public et gouvernance

Gravement frappée pendant des décennies par des guerres et des crises politiques majeures, la RDC a connu une certaine déliquescence de ses institutions. Aujourd’hui, les enjeux de développement de la RDC ne peuvent donc pas être séparés de la reconstruction de ses institutions. La réforme du secteur public, la mise en place d’un système de gouvernance moderne et transparent, la promotion d’un développement socio-économique durable… autant de chantiers qui en appellent à une véritable refondation publique de la RDC. Celle-ci, qui améliorera nécessairement le climat des affaires, s’articulera idéalement autour de 4 axes stratégiques :

  • la consolidation des institutions démocratiques et de la participation citoyenne,
  • l’amélioration des performances de l’administration, des entreprises et des institutions publiques,
  • une plus grande transparence dans la gestion des deniers publics,
  • la consolidation de la paix et la garantie de la sécurité des biens et des personnes.

La RDC, premier marché minier mondial ?

Selon BMI Research, la RDC sera en 2018, le marché minier à plus fort taux de croissance au monde : « Nous prévoyons que l’industrie minière enregistre un taux de croissance moyen de 17,7% en 2018, surperformant les autres marchés miniers comparables ». Cette croissance est portée par une hausse des prix des matières premières, par la réouverture de la mine de cuivre et de cobalt de Glencore, et par une expansion dans la filière aurifère.

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