République de Guinée

Avec ses ressources considérables dans les secteurs de l’énergie et le prolongement de ses réformes, elle présente un énorme potentiel pour les investisseurs.

Bien qu’encore dépendante de ses importations d’hydrocarbures, la République de Guinée dispose de réelles perspectives dans le domaine de l’énergie. Située en bordure de l’océan atlantique et offrant plus d’un millier de cours d’eau, sa capacité hydraulique est ainsi évaluée à 6100 MW ce qui lui vaut encore aujourd’hui l’appellation de « château d’eau de l’Afrique de l’ouest ». Outre ses projets hydroélectriques en cours de déploiement, la Guinée doit aussi sa croissance économique en priorité à trois secteurs clés : les mines, l’agriculture et la construction. C’est donc grâce au soutien de ces trois secteurs, notamment par la mise en place de réformes institutionnelles dans le cadre de son plan de développement, que la Guinée affiche en 2018 un PIB de 10,96 milliards USD pour une croissance estimée de 6,2% jusqu’en 2020

Les principaux enjeux sectoriels

  • Le Plan national de développement économique et social
  • Les activités minières
  • Agriculture et hydraulique
  • Pêche et élevage

Le plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020

Pour assainir ses finances publiques et ainsi mieux soutenir l’exploitation de ses ressources naturelles, le pays a amorcé une dynamique positive de réformes portées par la Vision Guinée 2040 et par le Plan national de développement économique et social (PNDES 2016–2020). Son financement, multipartite, s’appuie sur une enveloppe de 12,6 milliards USD obtenus en 2018 à l’issue du Forum de Paris, une contribution de la Chine pour 6 milliards USD, et une facilité de crédit élargie du FMI pour 21 milliards USD. Ainsi, la Guinée se dote d’une feuille de route pour flécher ses aides au sein du PNDES, avec pour objectifs le déploiement des infrastructures sur ses 245 857 km2 de territoires et le soutien économique à sa population de 13,3 millions d’habitants.

Activités minières

Disposant des deux tiers des réserves mondiales de bauxite, en plus de réserves importantes d’or, de diamant, de fer et de pétrole, le secteur minier joue un rôle majeur dans le développement économique du pays. C'est pourquoi nombres de multinationales minières y opèrent dans la production de bauxite et d'oxyde d'aluminium, en plaçant ainsi la Guinée parmi les premiers producteurs mondiaux. Le taux de croissance du secteur, estimé à 33% selon la Banque africaine de développement pour 2017, contribue largement au maintien des statistiques du pays, notamment après un ralentissement économique en 2016 suite à une nouvelle épidémie d’Ebola.

Agriculture et hydraulique

La spécificité géographique de la Guinée reste sans contexte l’importance de ses ressources naturelles. Avec ses nombreux fleuves, sa pluviométrie et ses terres inexploitées, les secteurs agricoles et hydrauliques affichent respectivement 5,8% et 34% de croissance. Des gisements de valeurs sont encore à investir, notamment au regard de la structure du territoire :

  • 6.2 million d'hectares de terres cultivables, dont seulement 26% exploitées et moins de 10% cultivées,
  • 300km de littoral, pour des ressources halieutiques estimées entre 150.000 et 250.000 tonnes de poissons par an,
  • une longue saison des pluies, de 5 à 8 mois selon la région, avec des précipitations annuelles comprises entre 1,200mm et 4,000mm, fournissant environ 400 milliards de mètres cube d'eau,
  • un réseau fluvial de 6 250 km avec 1 161 cours d’eau et 24 bassins versants,
  • un patrimoine forestier d'environ 2,7 millions d’hectares soit 11 % du territoire national.

Pêche et élevage

Les ressources guinéennes sont également marines et animalières. Ainsi, le secteur maritime emploie environ 12 000 pêcheurs et couvre plus de 80% des besoins en poisson de la population. Selon le gouvernement, le potentiel de pêche exploitable est estimé entre 150 000 et 250 000 tonnes par an et peut être divisé en quatre grands groupes d'espèces : les poissons pélagiques, les poissons de fond, les céphalopodes et les crevettes. Sur le secteur animalier, dont les performances restent stables lors de la dernière décennie, un potentiel de croissance est encore à libérer. C’est pourquoi les institutions souhaitent soutenir les futurs investissements qui sauront contribuer aux enjeux suivants :

  • le développement de la production animale (viande, lait, volaille, apiculture)
  • l’amélioration des infrastructures agricoles
  • le développement des organisations professionnelles, du secteur privé et des services d'élevage
  • le renforcement de l'approvisionnement et de la distribution des intrants et équipements agricoles
  • le programme de formation dans la prévention et de gestion des crises
  • l’identification et le développement d'un système de financement du secteur

La bauxite, futur leader guinéen

Avec 26% des réserves mondiales de bauxite, la Guinée devrait en être l’un des plus grands producteurs au monde à la fin de l’année 2019, et ce pour une production annuelle de plus de 65 millions de tonnes. Cette performance serait atteinte notamment grâce à la Société Minière de Boké, qui aura contribué au secteur pour 40 millions de tonnes en 2018, grâce à l’augmentation de la croissance de la Compagnie de Bauxite de Guinée, et enfin grâce à l’entrée sur le marché de nouveaux producteurs de classe mondiale tels que CHALCO, EGA, ALUFER et TBEA.

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Souleymane Coulibaly Soro

Expert-comptable, Associé, PwC Côte d'Ivoire

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Mohamed Lahlou

Directeur, PwC Guinea

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